Erica Jong – Breaking the Wall

de Kaspar Kasics

New York, printemps 2020. «C’est comme ‘La Peste’ de Camus! Je n’ai jamais rien vécu de semblable. C’est une période très étrange!» Les images de la ville fantôme sont ponctuées par la voix d’Erica Jong. A presque 80 ans, l’écrivaine s’interroge sur notre civilisation: qu’il est long et difficile, le chemin vers un monde nouveau, où la créativité de la moitié de l’humanité – comprenez les femmes – serait prise en compte! Retour en 1973, lorsque son roman «Fear of Flying» («Le Complexe d’Icare») fit grand bruit, offrant à son autrice un succès international. Par la voix de son héroïne, ce best-seller brisait le tabou du désir féminin et s’affichait comme une déclaration d’indépendance et d’autodétermination pour de nombreuses femmes. Cinquante ans plus tard, le réalisateur zurichois Kaspar Kasics part à la rencontre de cette figure américaine du féminisme, dont il dresse le portrait à travers des archives télévisées et une incursion bienveillante dans son quotidien. Du dialogue entre l’essayiste et le cinéaste émerge un humour discret qui contraste avec la mélancolie suscitée par la musique «ambient» des frères Roger & Brian Eno. Les décennies ont passé, Erica Jong s’est accomplie grâce à sa verve poétique et politique. Peu à peu, le film dessine ce qu’elle appelle son rêve utopique…

Suisse, 2022, couleur, 1h35, programme n°254

ERICA JONG – BREAKING THE WALL

Zürich

Arthouse Piccadilly, 15:00