Dès le mardi 12 mai et jusqu’au mardi 23 juin, Passion Cinéma emboîte le pas du Festival de Cannes avec un cycle de quatorze films, dont plusieurs grands titres projetés sur la Croisette, accompagnés d’autres sorties incontournables.

Cannes ouvre le bal
«Notre mission est très simple: définir ce que sera le cinéma en 2026», confiait Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, au média américain «Variety». Cette déclaration se vérifie dans plusieurs sens. D’une part, Cannes joue un rôle indéniable dans la promotion des films à l’international, qui renforce leurs chances de succès public et critique. En témoigne «Anora», Palme d’or 2024, qui obtiendra par la suite de nombreuses statuettes tout en s’imposant comme le film le plus rentable de Sean Baker.
Etat des lieux
Mais la sélection cannoise peut aussi prendre la forme d’un état des lieux. Ainsi, l’absence de blockbusters américains est révélatrice d’un cinéma hollywoodien en crise. Steven Spielberg alertait encore récemment les studios sur les dangers de l’exploitation de franchises ad nauseam. Son «Disclosure Day», finalement absent de la Croisette, peut se targuer d’un scénario original.
Place au cinéma européen
Tandis qu’Hollywood vacille, la France investit avec toujours plus de succès le domaine des grandes productions, à l’exemple du diptyque «La Bataille de Gaulle» d’Antonin Baudry, dont le public cannois pourra découvrir la première partie. Le reste de la sélection met en valeur un cinéma d’auteur·e européen en très grande forme, des savoureuses comédies d’Agnès Jaoui et Pierre Salvadori aux nouvelles pépites ibériques de Pedro Almodóvar et Rodrigo Sorogoyen. Sans oublier les drames de grands noms venus d’autres continents, tels Asghar Farhadi et Koji Fukada. De quoi se réjouir de l’année cinéma 2026!
