Tandis que les dinosaures repeuplant désormais la Terre sont en voie d’extinction, la téméraire Zora (Scarlett Johansson) est chargée de rejoindre une île perdue pour récupérer l’ADN des plus grands spécimens jamais clonés, avant qu’il ne soit trop tard. Elle est pourtant loin de se douter que d’obscures expérimentations génétiques ont entraîné de dangereuses mutations chez certaines créatures… C’est ainsi que s’engage une course-poursuite haletante. Partout où passent Zora et son équipage (auquel se joint une famille partie vadrouiller en voilier) les dinosaures mutants, avides de chair fraîche, sèment la terreur. Transformés, ces monstres n’ont plus rien des animaux originaux: ils évoquent davantage les créatures de «King Kong», «Godzilla» ou «Alien». C’est d’ailleurs là la seule véritable nouveauté proposée par les créateurs de ce septième opus – le scénariste David Koepp (déjà auteur des deux premiers «Jurassic Park») et le réalisateur Gareth Edwards («Monsters», «The Creator»). Pour le reste, le film déroule un programme d’aventures classique, enchaînant les touches d’humour bon enfant et les péripéties: chaque espèce a droit à son décor, sa scène d’action et son lot de petits massacres. Reste un spectacle très généreux, oscillant entre film de monstres et «Indiana Jones».
de Gareth Edwards
Etats-Unis, 2025, 2h13