Temporada de patos

Mexique |
Cannes 04, Semaine de la critique |
de Fernando Eimbcke |


Nous sommes dimanche matin à Mexico. Flama et Moko, deux adolescents inséparables, se retrouvent pour tuer le temps. La mère de Moko étant absente, l’appartement leur appartient. Ils ont tout prévu: un jeu vidéo pour flinguer Bush et Ben Laden (c’est selon), une bonne provision de coca-cola et des pizzas livrées à domicile. Nos deux protagonistes sont bientôt rejoints dans leur béatitude consommatoire par Rita, la jolie voisine, et Ulises, le livreur de pizza. Advient l’imprévisible, le courant électrique leur fait faux bond! Désœuvrés, nos quatre jeunes gens découvrent alors les joies douces-amères de la conversation… Parents, solitude, frustration, tout y passe! «Temporada de Patos» («Saison de canards») constitue un étonnant portrait en coupe d’une jeunesse en proie à un mal de vivre «confortable». Tourné dans un noir et blanc de circonstance, ce premier long-métrage acide évoque sans les plagier à la fois le Jim Jarmusch de «Stranger than Paradise» (1984) et certaines des comédies à l’italienne les plus réussies, notamment «Le fanfaron» (1962) de Dino Risi… Une révélation!
2004, noir et blanc, 1h25, programme n°127