Teenage Sex and Death at Camp Miasma

Ayant iel-même affirmé sa transidentité et sa non-binarité, Jane Schoenbrun nourrit ses films d’identités plurielles et explore avec brio nos rapports aux stéréotypes. «Teenage Sex and Death at Camp Miasma», son troisième long-métrage, plonge dans l’univers du slasher, sous-genre horrifique où des jeunes se font découper, pour livrer une réflexion sur le désir et les représentations au cinéma. Récompensé de la Queer Palm à Cannes et présenté au NIFFF, le film nous conduit auprès de Kris, réalisatrice queer qui s’apprête à tourner un reboot de «Camp Miasma», soit une série fictive de slashers où un être à tête de conduit d’aération massacre un camp de vacances. Obsédée par le regard de l’héroïne du premier volet, Kris va retrouver Billy, son actrice vieillissante, et noue avec elle une étrange relation, où films, sexe et crimes gores se confondent. Affichant son amour du slasher tout en dénonçant ses travers sexistes et transphobes, Jane Schoenbrun livre une œuvre à la fois drôle et critique des représentations du cinéma mainstream. Un méta-film d’horreur aussi ludique que perspicace!

de Jane Schoenbrun
Canada / Royaume-Uni / États-Unis, 2026, 1h52

TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA

Fribourg

Arena Cinémas, 21:00, VOST, 16 ans

Genève

Cinerama Empire, 13:30, 21:00, VOST, 16 ans

Pathé Balexert, 17:45, 20:30, 16 ans

Lausanne

Pathé Les Galeries, 17:30, 20:50, 16 ans

Neuchâtel

Bio, 20:15, VOST

Zürich

KINOKONI, 20:00, VOST, 16 ans

Riffraff, 20:30