Le Redoutable

Cannes 2017, en compétition
de Michel Hazanavicius
avec Louis Garrel, Stacy Martin, Bérénice Bejo, etc.

Facétieux, le sixième long-métrage de Michel Hazanavicius tire son titre d’une émission radio qui, en 1967, chroniquait la croisière du premier sous-marin nucléaire français en concluant son propos par «ainsi va la vie à bord du Redoutable». Rapidement, la phrase a fait florès parmi les amoureux embarqués dans un quotidien agité. En cette même année 1967, Anne Wiazemsky épouse en catimini Jean-Luc Godard, un autre grand Redoutable. Adaptant les deux livres de souvenirs de Wiazemsky, Hazanavicius reconstitue leur relation, de l’amour au désamour. La jeune comédienne admirative entre en effet dans la vie de l’auteur de «Deux ou trois choses que je sais d’elle» à un moment où il songe à se réinventer en pratiquant un cinéma sans récit et sans personnages, donc sans actrices ni acteurs…

Réalisateur de «OSS 117» ou «L’Artiste», Hazanavicius a prouvé qu’il maîtrisait l’art du pastiche cinématographique à la perfection. Avec le concours de Louis Garrel (qui compose Godard avec gourmandise) et de Stacy Martin (formidable dans le rôle de Wiazemsky), le voilà qui parodie allègrement la grammaire godardienne, souscrivant ainsi à l’adage selon lequel tout cinéaste digne de ce nom doit quelque chose au Redoutable!
France, 2017, couleur, 1h47, programme n°214

LE REDOUTABLE

Lausanne

Zinéma, 22:00, VF, 0/10 ans

Zürich

Arthouse Movie, 20:15, 12/14 ans

Riffraff, 15:50