Grâce à Dieu

Berlin 2019, en compétition

de François Ozon
avec Melvil Poupaud, Denis Ménochet, Swann Arlaud, etc.

Après avoir mis en scène des personnages féminins complexes, notamment dans les récents «Jeune et jolie» et «L’Amant double», François Ozon sonde aujourd’hui la fragilité masculine en se consacrant aux victimes de la pédophilie au sein de l’Eglise dans «Grâce à Dieu». Inspiré de l’affaire du père Preynat, dont le jugement est attendu en 2019, ce drame est composé en trois parties, chacune dédiée à un personnage qui se bat pour libérer sa parole de victime: Alexandre, un père de famille bien établi, découvre un jour que le prêtre qui a autrefois abusé de lui travaille encore avec des enfants; bien que les faits soient prescrits, François lance une plainte collective; et il y a Emmanuel, dont la vie a été volée, comme celle de septante autres hommes…

A la faveur d’acteurs et d’une mise en scène d’une grande sobriété, François Ozon convoque non seulement ses trois protagonistes, mais aussi leur entourage et l’Eglise impliquée dans les abus et les silences complices. Surgit alors en flashback le traumatisme qu’ils ont subi. L’une des plus grandes réussites d’Ozon!

France / Belgique, 2019, couleur, 2h17, programme n°226

GRâCE à DIEU

Genève

Cinélux, 16:50, VF, 14 ans

Lausanne

Zinéma, 16:00, VF, 14 ans

Oron-la-Ville

Cinéma d'Oron, 20:00