
Après des séries comiques et décalées comme «Broute», qui parodie un célèbre média en ligne, Martin Darondeau et Bertrand Usclat passent au long-métrage avec une «comédie d’arène» située au cœur de la Comédie-Française, institution culturelle française installée depuis 1799 au cœur du Palais-Royal – dont sont issus d’illustres noms, de Sarah Bernhardt à Isabelle Adjani et de Jean Marais à Benjamin Lavernhe. Présenté et primé au Festival de l’Alpe d’Huez, ce film s’inscrit dans cette veine récente du cinéma français qui aime ouvrir les portes des institutions, pour mieux en révéler les coulisses, entre admiration sincère et joyeux désordre. L’action se déroule durant les trois heures précédant une représentation de «Macbeth», première mise en scène de la jeune Nina, qui doit affronter une succession de contretemps menaçant de tout faire dérailler. Entre un comédien indisponible, des tensions de dernière minute, des problèmes techniques et les impératifs familiaux qui la rattrapent, elle tente tant bien que mal de maintenir le cap de sa première, qui doit avoir lieu quoi qu’il arrive. En résulte une mécanique humoristique fondée sur le télescopage des urgences professionnelles et personnelles, et un chaos très codifié qui semble être la matière première de la comédie chorale française d’aujourd’hui.
de Martin Darondeau et Bertrand Usclat
France, 2026, 1h15