La Bataille de Gaulle: J’écris ton nom

Citant dans son titre «Liberté», le poème de résistance de Paul Éluard, la seconde partie du diptyque d’Antonin Baudry reste aussi captivante que la première dans sa façon peu orthodoxe de décrire l’engagement de De Gaulle (Simon Abkarian). Entre 1942 et 1944, le récit noue son destin avec ceux de Jean Moulin (Félix Kysyl), qui unifie la Résistance dans l’Hexagone, de Leclerc (Niels Schneider), héros de la France libre en Afrique, et du général Giraud (Thierry Lhermitte), ex-pétainiste repenti, un tiède préféré par les Américains à un De Gaulle jugé trop imprévisible. Alors que Churchill a déjà cédé, Baudry montre comment son protagoniste «résiste» à Roosevelt, qui voit dans la victoire aussi celle de l’impérialisme économique américain, jusqu’à faire imprimer des dollars «français». Son De Gaulle semble habité par une mystique de l’entêtement à la Jeanne d’Arc, mais laïque, sans entendre de voix, maintenant coûte que coûte sa ligne au risque de se ridiculiser. Sa volonté quasi obsessionnelle de ne jamais basculer dans la zone grise fait in fine de sa «Bataille» un film politique très contemporain…

de Antonin Baudry
France, 2026, 2h39

LA BATAILLE DE GAULLE: J'éCRIS TON NOM

Archamps

Cinéma Gaumont, 13:20, 16:40, 17:55, 20:00, 21:20, VF, 12/14 ans

Genève

Pathé Balexert, 19:30