Play Suisse, la nouvelle plateforme plurilingue de la SSR

Accéder facilement aux productions et coproductions de l’ensemble des unités de la SSR, c’est ce que propose la nouvelle plateforme de vidéo à la demande Play Suisse, mise en ligne le 7 novembre. Alors que Netflix a franchi la barre des 2 millions d’utilisateur·trices cette année en Suisse, la SSR entend aller à la rencontre d’un public qui n’est pas, ou plus en relation avec ses chaînes et fait le pari de la proximité en mettant en valeur la production nationale.

Réunissant pour la première fois les contenus des différentes unités d’entreprise de la SSR (RSI, RTR, RTS et SRF), Play Suisse offre un regard nouveau sur la production helvétique en dépassant les frontières linguistiques. Tous les contenus sont accessibles dans leur langue originale avec sous-titres ou doublages dans les trois langues nationales principales. L’accès à Play Suisse est «gratuit», étant entendu que cette offre est couverte par la redevance. La création d’un compte est obligatoire, une procédure qui se justifie par les propositions personnalisées du type «Ma liste» ou «Recommandé pour vous», à l’image de ce qui se fait déjà sur d’autres plateformes.


«Frieden», la nouvelle production de la SRF en accès libre sur Play Suisse

Entièrement suisse, le catalogue propose des films de fiction, des documentaires et des séries ainsi que certaines archives, enregistrements de concerts ou reportages consacrés à la nature ou aux voyages. De manière générale, les contenus sont classés par thèmes (cuisine, montagne, policier, comédie…) mais également ordonnés selon des sujets particuliers («Du baroque au rock», «L’appel de la montagne», «Ajouté récemment»). On y trouve des séries comme «Wilder», «Quartier des banques», ou la toute nouvelle production de la SRF, «Frieden» («Le prix de la paix» en français), qui met en scène une famille d’entrepreneurs alémaniques en 1945 (photo). En lien avec cette sortie, la plateforme propose deux listes de lecture autour de la Deuxième guerre mondiale présentant des reportages mais aussi quelques classiques tels «La barque est pleine» de Markus Imhoof, «La dernière chance» de Leopold Lindtberg, «Gilberte de Courgenay», de Franz Schnyder, ou le plus récent «Un Juif pour l’exemple» de Jacob Berger.

Play Suisse accueille les productions dont la SSR détient les droits de diffusion. Les films de cinéma y ont leur place puisque la SSR, aux côtés de l’OFC et des aides régionales, joue un rôle essentiel de coproductrice dans l’encouragement suisse au cinéma. Si nombre d’auteur·trices ne figurent pas (ou pas encore) au catalogue (Jean-Stéphane Bron, Claude Goretta, Micha Lewinsky, Bettina Oberli ou Silvio Soldini par exemple), la plateforme promet de s’enrichir avec le temps. Dans l’intervalle, le public peut se faire un aperçu du patrimoine cinématographique helvétique avec des films tels que «Charles mort ou vif» d’Alain Tanner, dans sa version restaurée, «Grauzone» de Fredi Murer, «Le Cercle» de Stefan Haupt», «Comme des voleurs (à l’est)» de Lionel Baier, «Les dames» de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, «La Forteresse» de Fernand Melgar, Léopard d’Or à Locarno, ou encore le long-métrage d’animation de Claude Barras «Ma Vie de Courgette».