Pearl

Soleure 2019, en compétition

de Elsa Amiel
avec Julia Föry, Peter Mullan, Vidal Arzoni, etc.

Fille du mime Jean-Pierre Amiel, née à Paris et formée aux arts de la scène, la cinéaste suisse Elsa Amiel a débuté en tant qu’assistante-réalisatrice de grands noms, tels Mathieu Amalric, Bertrand Bonello ou Noémie Lvovsky. Après deux courts-métrages remarqués, dont une plongée fascinante dans l’univers de la boxe, elle s’est immergée dans le milieu particulier du bodybuilding féminin. Avec le concours de la véritable bodybuildeuse zurichoise Julia Föry, elle en a tiré un film qui explore la beauté ambiguë du corps et le sentiment maternel…

A l’Eden Palace, un grand hôtel de seconde zone, se déroule une compétition internationale de bodybuilding. Malgré ses 300 grammes de trop, Léa Pearl est une sérieuse prétendante au titre et Al (Peter Mullan), son entraîneur, lui-même ancienne star de la discipline, est prêt à tout pour la voir gagner. A quelques heures de la finale, Léa voit arriver son ex-mari avec son fils Joseph, qu’elle n’a pas revu depuis quatre ans… Filmant le muscle et la peau en gros plans, «Pearl» exprime le désir d’émancipation qui hante sa protagoniste caparaçonnée dans son corps «parfait».

France / Suisse, 2019, couleur, 1h20, programme n°226