It Must Be Heaven

Avec ses airs de Buster Keaton palestinien, Elia Suleiman est l’un des plus grands auteurs comiques contemporains. Né en 1960 à Nazareth, il a grandi dans le non-sens: affublé du qualificatif «arabe israélien» («palestinien» était un mot interdit), il a passé sa rage en tapant sur une batterie dans un groupe de heavy metal, avant de devenir cinéaste. Après «Chronique d’une disparition» (1996), «Intervention divine» (2002) et «Le temps qu’il reste» (2009), il récidive aujourd’hui à sa manière de clown triste et subversif dans «It Must Be Heaven».

Les yeux toujours écarquillés et coiffé d’un petit chapeau, Suleiman s’envole de Nazareth vers Paris ou New York, afin de trouver des financements pour tourner une comédie sur le conflit israélo-palestinien. Mais sa quête n’aboutit jamais. Où qu’il aille, il butte sur une scène débordant de violence larvée et d’absurdité. Procédant par saynètes piquetées de gags récurrents, il apparaît toujours en jouant le rôle de celui qui hausse les sourcils mais ne sait quoi dire: un silence réprobateur en guise de dernier recours face à l’intolérable.

de Elia Suleiman
Qatar/Allemagne/Canada/Turquie/Palestine, 2019, 1h42

IT MUST BE HEAVEN

Basel

kult.kino atelier, 13:45, 18:45, VOST, 8/16 ans

Bern

Kino REX, 17:30, VOST, 8/16 ans

Biel/Bienne

Apollo, 17:15, VOST, 8/16 ans

Brugg

Odeon, 20:15, VOST, 8/16 ans

Langenthal

Scala, 17:30, VOST, 8/16 ans

Luzern

Stattkino, 20:30, VOST, 8/16 ans

Schaan

Skino, 20:15, 10/16 ans

Schaffhausen

Kiwi-Scala, 20:15, VOST, 8/16 ans

St. Gallen

Kinok, 20:15, VOST, 8/16 ans

Winterthur

Loge, 17:30, 20:00, VOST, 8/16 ans

Zürich

Arena Cinemas, 20:50, VOST, 8/16 ans

Riffraff, 13:30, 16:20, 18:40