de João César Monteiro |
avec Hugues Quester, Pierre Clémenti, Joana Azevedo, Jean Watan, etc.


Avec «Le bassin de J.W.», João César Monteiro dit tout et rien, comme n’importe quelle œuvre d’art digne de ce nom. Tout part d’une rêverie de Serge Daney, le plus grand des critiques disparus (1944-1992). «J’ai rêvé que John Wayne jouait merveilleusement du bassin au Pôle Nord», confie-t-il un jour à l’ami Monteiro qui, quelques années plus tard, tire de cette vision onirique son film le plus libre, celui où il pousse sa logique intérieure le plus loin, dynamitant posément toutes les conventions du récit cinématographique. Bref, accrochez-vous! Comédie philosophique religieuse pour profanes à profaner, cette œuvre à nulle autre pareille tient du collage dada le plus échevelé. Mais elle n’a rien d’un délire, car elle est très précisément orchestrée par son auteur qui a le don rare de la correspondance secrètement évidente, de celle qui, par exemple, met en relation la «Valse à mille temps» de Brel au déhanchement de John Wayne considéré comme un archétype divin.
A BACIA DE JOHN WAYNE, Portugal / France, 1997, couleur, 2h14, programme n°128

 

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