Jeudi 22 mars, le public neuchâtelois pourra découvrir au cinéma l’un des ballets classiques parmi les plus importants de l’histoire du genre, diffusé en direct depuis l’Opéra-Bastille, dans la mise en scène originelle du regretté Rudolph Noureev.

Par son argument, «La Bayadère» s’inscrit parfaitement dans la thématique du cycle de Passion Cinéma. Grande histoire d’amour contrariée à l’issue dramatique pour son héroïne, cette œuvre phare du chorégraphe Marius Petipa se déroule dans une Inde fantasmée. Bayadère (danseuse) du temple, Nikiya doit veiller sur le feu sacré. Amoureuse du brave guerrier Solor qui lui a juré fidélité, elle provoque la jalousie du brahmane qui lui voue une passion destructrice…

Bien qu’il ait été créé en 1877 au Théâtre Bolchoï de Saint-Pétersbourg, ce chef-d’œuvre de chorégraphie en trois actes et sept tableaux est resté longtemps ignoré en Occident… Guerre froide oblige! En 1961, un certain Rudolph Noureev, alors danseur-étoile des ballets Kirov, en danse un acte (celui des «Ombres») sur la scène du Palais Garnier, devant des spectateurs médusés. Quelques jours plus tard, il demande l’asile politique en France.

Promu directeur du ballet de l’Opéra national de Paris dès 1983, l’exilé rêve de monter «La Bayadère» dans son intégralité, considérant son troisième acte (où Solor s’adonne à l’opium pour oublier la mort de Nikiya) comme la danse à l’état pur. En 1992, il parvient à concrétiser ce projet qui l’a habité durant toute sa carrière. Le sachant gravement atteint du sida, la direction de l’Opéra de Paris lui alloue alors un budget sans précédent. Ce sera effectivement le testament artistique de Noureev qui mourra quelques mois après la première.

LA BAYADÈRE
Chorégraphie de Rudolf Noureev, d’après Marius Petipa
EN DIRECT DE L’OPÉRA-BASTILLE
Jeudi 22 mars à 19h30
Cinéma Scala 2, La Chaux-de-Fonds
Cinéma Apollo 2, Neuchâtel

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