de Claude Chabrol |
avec Gérard Depardieu, Clovis Cornillac, Jacques Gamblin, Marie Bunel, etc.


Fils de pharmacien, cofondateur de la Nouvelle Vague avec «Le Beau Serge» (1959), Claude Chabrol a réalisé depuis lors une soixantaine de films où, souvent, il excelle à percer à jour nos sales petits secrets de famille, s’adonnant autant à la peinture sociale qu’à l’étude clinique. Roué gastronome et fin connaisseur de nos mœurs, il n’est pas sans savoir que les faits les plus extraordinaires sont souvent concoctés avec des ingrédients très ordinaires. Fêtant ses cinquante ans de carrière en 2008, le réalisateur de «Poulet au vinaigre» (1985) a peut-être voulu marquer le coup en dirigeant pour la première fois Depardieu dans «Bellamy»… Comme chaque année, à la belle saison, le commissaire Bellamy (Gérard Depardieu) vient séjourner à Nîmes, dans la maison de famille de sa femme Françoise (Marie Bunel). Très casanier, il mécontente son épouse qui rêve de croisières autour du monde. Prenant prétexte du retour inopiné de Jacques (Clovis Cornillac), son demi-frère raté et alcoolique, Bellamy ignore les désirs de voyages de son épouse. Au même moment, un homme aux abois (Jacques Gamblin) lui demande protection. Ce dernier craint avoir tué quelqu’un! Heureux de l’aubaine, qui l’oblige décidément à rester sur place, notre commissaire débordant d’empathie va tenter d’aider les uns et les autres, parfois contre leur gré… Après «La Fille coupée en deux» (2006), Chabrol renoue avec une bonhomie trompeuse qui, souvent, enrobe nos travers les plus noirs. Avantageusement, «Bellamy» complète sa comédie humaine sarcastique, à la férocité tout ouatée.
France, 2009, couleur, 1h50, programme n°154

 

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